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· 4 min de lecture

Structurer son audit avant de choisir une agence : la méthode complète

Un audit bien structuré vous permet de consulter des agences sur une base commune et de comparer des devis réellement comparables. Voici les cinq blocs à couvrir, et les critères pour juger un audit qu'une agence vous facture.

Le contenu pédagogique publié par OpenClassrooms sur la structuration d'un audit rappelle une évidence souvent oubliée : un audit n'est pas une collection d'observations, c'est une démarche organisée qui part d'une question et aboutit à des décisions. Appliqué au choix d'un prestataire, ce principe change tout. Une entreprise qui consulte trois agences sans avoir cadré son existant obtient trois propositions incomparables, chacune fondée sur des hypothèses différentes.

Le premier bloc est le périmètre et l'objectif. Avant de regarder quoi que ce soit, écrivez ce que vous cherchez à savoir. Voulez-vous comprendre pourquoi votre site ne génère pas de demandes ? Décider entre une refonte et une amélioration progressive ? Évaluer si votre référencement peut progresser sans investissement éditorial lourd ? Chaque question appelle un audit différent. Un périmètre écrit en dix lignes suffit, mais il doit exister, sinon l'audit se transforme en inventaire sans conclusion.

Le deuxième bloc est l'existant technique. Recensez la plateforme utilisée, sa version, l'hébergeur, le prestataire de maintenance, les extensions installées, les intégrations tierces et l'état des sauvegardes. Notez aussi les performances ressenties et la qualité de l'affichage sur mobile. Vous n'avez pas besoin d'être technicien : l'objectif est de constituer une fiche d'identité que toutes les agences consultées recevront à l'identique. C'est ce document qui empêche les devis fondés sur des suppositions.

Le troisième bloc concerne les données. Vérifiez que vous disposez bien d'un outil de mesure d'audience, qu'il est correctement installé, que les conversions importantes sont suivies et que la collecte respecte le cadre applicable en matière de consentement. Un audit mené sans données fiables produit des recommandations invérifiables. C'est aussi le moment de faire l'inventaire de vos actifs : qui possède le domaine, qui administre les comptes, quels accès sont ouverts et à qui.

Le quatrième bloc porte sur les contenus et l'offre. Listez vos pages principales, celles qui décrivent vos services, celles qui répondent aux questions de vos clients, et repérez celles qui n'ont pas été mises à jour depuis longtemps. Demandez-vous, page par page, ce qu'un visiteur est censé y faire. Beaucoup de sites d'entreprise souffrent moins d'un problème technique que d'un problème de proposition : l'offre y est décrite du point de vue de l'entreprise et non du besoin du client.

Le cinquième bloc est la concurrence et le marché. Identifiez cinq à dix acteurs qui apparaissent sur les recherches auxquelles vous voulez répondre, et observez leur niveau : profondeur de contenu, clarté de l'offre, preuves apportées, facilité de contact. Cet exercice donne un repère d'effort. Il permet aussi de qualifier de manière très concrète les prétentions d'une agence : si vos concurrents publient un contenu structuré chaque semaine depuis trois ans, aucune prestation légère ne vous rattrapera en un trimestre.

Reste la question symétrique : comment juger un audit qu'une agence vous vend, souvent quelques centaines à quelques milliers d'euros ? Trois critères permettent de trancher. La traçabilité d'abord : chaque constat doit être adossé à une source vérifiable, une capture, un export, une mesure, et non à une affirmation générale. La hiérarchisation ensuite : un bon audit distingue ce qui est bloquant, ce qui est important et ce qui est cosmétique, et estime l'effort de chaque correction. L'actionnabilité enfin : les recommandations doivent être formulées de façon suffisamment précise pour être confiées à un autre prestataire que celui qui a écrit l'audit.

Ce dernier point est décisif. Un audit qui n'a de sens que si vous signez ensuite avec son auteur n'est pas un audit, c'est une proposition commerciale déguisée. Négociez en amont la remise complète du livrable et sa réutilisabilité, et demandez à voir un exemple anonymisé avant de commander. Un audit sérieux vous rend autonome pour la décision suivante, même si celle-ci consiste à retenir une autre agence.

Questions fréquentes

Faut-il payer un audit avant de choisir une agence ?

Pas toujours. Un cadrage interne suffit pour lancer une consultation. Un audit payant se justifie quand le sujet est technique ou que l'enjeu financier de la décision est important, à condition que le livrable soit réutilisable par un autre prestataire.

Combien de temps prend un audit sérieux ?

Cela dépend du périmètre, mais un audit qui vous est livré en quelques heures repose généralement sur un rapport automatisé. Un travail incluant analyse des données, des contenus et de la concurrence demande plusieurs jours de travail humain.

Un audit gratuit est-il fiable ?

Il constitue rarement un diagnostic complet. C'est le plus souvent un outil d'avant-vente, utile pour amorcer la discussion, mais insuffisant pour fonder une décision d'investissement.

Sources

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