Aller au contenu
0 € Lancement : fiche annuaire gratuite pour les 500 premières agences, mise en avant dès 9 €/mois.

· 3 min de lecture

Visibilité en ligne : comment fixer des objectifs vraiment commerciaux

Un portrait publié par AKTus, le média de la CCI, met en avant une entreprise qui transforme sa visibilité en ligne en levier commercial. C'est exactement l'écart que beaucoup de prestations marketing peinent à franchir : passer de l'audience mesurée au chiffre d'affaires constaté.

D'après AKTus, média rattaché au réseau des chambres de commerce et d'industrie, l'activité de Marketing Decoeur illustre une idée simple : la visibilité en ligne n'a d'intérêt que si elle produit des effets commerciaux. Nous ne détaillerons pas le contenu du portrait, mais le thème vaut d'être traduit en critères concrets pour une entreprise qui s'apprête à choisir un prestataire.

Le point de départ est souvent le même. Une agence présente un rapport mensuel plein de courbes ascendantes : impressions, positions moyennes, portée sur les réseaux, taux d'engagement. Rien de faux là-dedans, mais rien qui réponde à la seule question qui compte pour un dirigeant : combien de demandes qualifiées supplémentaires, et pour quel coût ? Ces indicateurs sont utiles au pilotage tactique de l'agence ; ils ne sont pas des objectifs contractuels.

La bonne pratique consiste à définir, dès l'appel d'offres, un objectif exprimé dans votre langage commercial. Selon votre activité, cela peut être un nombre de demandes de devis par mois, de rendez-vous pris, de commandes en ligne, d'inscriptions à une visite ou de dossiers déposés. Ajoutez systématiquement une notion de qualité : une demande qualifiée, c'est quoi chez vous ? Un prospect dans votre zone d'intervention, avec un budget cohérent, et une intention réelle. Sans cette définition écrite, vous compterez des formulaires vides.

Cela suppose de mettre en place, avant même le lancement des actions, la mécanique de mesure. Suivi des conversions correctement paramétré, distinction entre les sources d'acquisition, traçabilité jusqu'à votre outil commercial ou, à défaut, une saisie simple de l'origine des demandes par votre équipe. Cette étape n'est pas glamour, elle est pourtant celle qui détermine si toute la suite pourra être jugée. Une agence qui la propose spontanément et l'intègre dans son devis part avec un avantage sérieux.

Attention toutefois à ne pas transférer à l'agence une responsabilité qu'elle ne maîtrise pas. Un prestataire peut s'engager sur du volume de demandes entrantes et sur leur qualification ; il ne peut pas s'engager sur votre taux de transformation, qui dépend de votre rapidité de rappel, de votre discours commercial et de vos prix. La répartition des responsabilités doit être écrite noir sur blanc. Elle protège les deux parties et rend les points mensuels beaucoup plus sereins.

Prévoyez ensuite un rythme de revue adapté au cycle de vente. Pour une activité de proximité avec des décisions rapides, un point mensuel a du sens. Pour du B2B avec plusieurs mois entre le premier contact et la signature, un point trimestriel sur les résultats commerciaux, complété par des points mensuels opérationnels, évite de tirer des conclusions hâtives. Dans les deux cas, exigez un tableau stable d'un mois sur l'autre : les indicateurs qui changent de définition sont impossibles à interpréter.

Enfin, gardez la propriété de vos actifs. Comptes publicitaires, outils d'analyse, nom de domaine, accès à votre site, historique de données, contenus produits : tout cela doit être à votre nom et récupérable. C'est la condition pour que les résultats obtenus restent les vôtres si vous changez de partenaire. Une agence confiante dans sa valeur ajoutée n'a aucune raison de s'y opposer, et sa réaction à cette demande vous en dira long sur la relation à venir.

Questions fréquentes

Quels indicateurs éviter dans un contrat d'agence ?

Les indicateurs de portée pris isolément : impressions, abonnés, position moyenne, taux d'engagement. Ils sont utiles au pilotage interne mais ne constituent pas des objectifs commerciaux.

Une agence peut-elle s'engager sur du chiffre d'affaires ?

Rarement de façon crédible, car la transformation dépend aussi de vous. Elle peut en revanche s'engager sur un volume de demandes entrantes répondant à des critères de qualification définis ensemble.

Faut-il mettre en place la mesure avant ou après le lancement ?

Avant, systématiquement. Sans état initial ni suivi des conversions par source, aucun résultat ne sera attribuable ni discutable de bonne foi.

Sources

← Toute la veille

0 € Fiche annuaire gratuite (500 premières agences), mise en avant 9 €/mois — en ligne sous 48 h.

Voir les offres