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· 2 min de lecture

« J'assume les erreurs ou les choix que j'ai faits » : bien décider, bien assumer, bien corriger

« J'assume les erreurs ou les choix que j'ai faits » : la formule, rapportée par Le Soir d'Algérie, résume une posture de responsabilité décisionnelle. Appliquée au choix d'une agence ou d'un prestataire, elle invite à décider avec méthode, à assumer sans se justifier indéfiniment, et surtout à corriger vite quand le choix se révèle mauvais.

Le Soir d'Algérie rapporte cette déclaration d'un responsable assumant ses erreurs et ses choix. Sans commenter le contexte, la phrase touche à quelque chose que tout dirigeant d'entreprise connaît : on décide toujours avec une information incomplète, et certains choix se révéleront mauvais. La question n'est pas d'éviter toute erreur, c'est d'en limiter le coût.

Premier principe : un choix assumable est un choix documenté. Si vous sélectionnez une agence sur la base de critères écrits, comparés entre plusieurs candidats, vous pourrez expliquer votre décision, à votre associé, votre direction ou vous-même, même si elle tourne mal. Un choix fait à l'intuition, sans trace, devient indéfendable et pousse à s'entêter.

Deuxième principe : distinguer la mauvaise décision du mauvais résultat. Une sélection rigoureuse peut aboutir à une collaboration décevante pour des raisons imprévisibles : départ d'une personne clé chez le prestataire, changement de contexte. À l'inverse, un bon résultat peut masquer un processus de choix hasardeux qui échouera la prochaine fois.

Troisième principe : se donner des points de sortie. Assumer un choix ne signifie pas le subir. Prévoyez dès le contrat des jalons d'évaluation, par exemple à trois mois, avec des critères objectifs. Si les signaux sont mauvais, la question n'est plus de savoir qui a eu tort, mais comment corriger : recadrage, réduction du périmètre ou résiliation.

Quatrième principe : se méfier du biais des coûts irrécupérables. Plus on a investi dans un prestataire, temps, argent, crédibilité interne, plus il est difficile d'admettre l'erreur. C'est pourtant souvent la poursuite d'une collaboration défaillante qui coûte le plus cher, pas la rupture.

Cinquième principe : assumer publiquement, en interne, facilite la correction. Un dirigeant qui reconnaît qu'un choix de prestataire n'a pas fonctionné, sans accabler ses équipes ni le prestataire, crée les conditions pour que la prochaine sélection soit mieux préparée et que les signaux d'alerte remontent plus tôt.

En somme, assumer ses choix n'est pas une posture, c'est une méthode : critères écrits avant, jalons d'évaluation pendant, décision de correction rapide après. C'est ce triptyque qui transforme une erreur de casting en simple péripétie plutôt qu'en gouffre.

Questions fréquentes

Comment savoir si mon choix d'agence était une erreur ou juste un passage difficile ?

Comparez la situation aux critères et jalons définis au départ : objectifs tenus, qualité des livrables, réactivité. Des écarts répétés et non corrigés après recadrage signalent une vraie erreur de choix.

Qu'est-ce que le biais des coûts irrécupérables ?

La tendance à poursuivre une collaboration parce qu'on y a déjà beaucoup investi, alors que seuls les coûts et bénéfices futurs devraient guider la décision.

Comment sortir proprement d'une collaboration qui ne fonctionne pas ?

Appuyez-vous sur les clauses de résiliation du contrat, notifiez par écrit dans les formes prévues, organisez la restitution des accès et livrables, et faites un bilan pour la sélection suivante.

Sources

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