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Invités d'un plateau TV : ce que cela dit du travail d'une agence de relations presse
Un magazine télé annonce les invités reçus par Yann Barthès dans Quotidien sur TMC. Derrière cette information anodine se joue un métier entier, celui des relations presse, dont les critères de choix méritent d'être clarifiés avant de confier son image à une agence.
L'actualité est simple : selon Télé Star, l'émission Quotidien annonce ses invités pour la soirée. Ce type de brève est publié quotidiennement, il est lu par des centaines de milliers de personnes, et il constitue en lui-même une retombée médiatique. Nous ne savons rien, ici, du travail réalisé en coulisses pour amener tel ou tel invité sur le plateau, et nous ne l'inventerons pas.
Mais l'objet nous intéresse. Faire passer un dirigeant, un auteur, un porte-parole d'entreprise dans une émission grand public, c'est le cœur du métier des agences de relations presse et d'influence. Or beaucoup d'entreprises abordent ce marché avec une attente irréaliste : elles achètent une promesse de visibilité, sans jamais définir ce que la visibilité doit produire.
Le premier critère de choix est donc l'objectif. Cherchez-vous de la notoriété auprès du grand public, de la crédibilité auprès d'un public professionnel, ou du référencement et des liens depuis des sites d'autorité ? Ces trois objectifs n'appellent ni les mêmes médias, ni les mêmes agences, ni les mêmes budgets. Une agence qui ne vous fait pas trancher ce point dès le premier rendez-vous vend un service indifférencié.
Le deuxième critère est la réalité du carnet d'adresses. Une agence de RP se juge sur des relations réelles avec des rédactions, pas sur une base de données de contacts achetée. Demandez qui, dans l'équipe, connaît personnellement les journalistes de votre secteur, sur quelles retombées récentes ils sont intervenus, et acceptez de vérifier une ou deux de ces retombées par vous-même.
Le troisième critère est la nature de l'engagement. En relations presse, personne ne peut garantir une parution : la décision appartient à la rédaction. Méfiez-vous d'une agence qui promet un nombre de retombées comme on promet un nombre d'impressions publicitaires. En revanche, une agence sérieuse s'engage sur des moyens vérifiables : nombre de pitchs envoyés, rédactions ciblées, contenus produits, points de suivi.
Le quatrième critère est la préparation du porte-parole. Passer à l'antenne n'est pas naturel, et un dirigeant mal préparé peut abîmer en trois minutes ce qu'une campagne a mis six mois à construire. Vérifiez si l'agence propose un media training, qui l'anime, et si ce travail est inclus ou facturé à part. C'est souvent là que se situe la vraie valeur ajoutée.
Enfin, distinguez clairement les registres. Une intervention éditoriale obtenue par un travail de RP, un partenariat rémunéré et un contenu sponsorisé ne relèvent pas des mêmes règles : les contenus commerciaux doivent être identifiés comme tels. Une agence qui entretient le flou sur ce point vous expose, vous, pas elle.
En résumé, choisissez une agence de relations presse sur trois éléments : un objectif défini avec vous, des relations médias vérifiables et un engagement de moyens honnête. Le reste relève de la promesse commerciale.
Questions fréquentes
Une agence de RP peut-elle garantir un passage média ?
Non. La décision de publier ou d'inviter appartient à la rédaction. Une agence sérieuse s'engage sur des moyens — ciblage, pitchs, contenus, suivi — et non sur un nombre garanti de retombées.
Comment vérifier les références d'une agence de relations presse ?
Demandez des retombées récentes et précises, retrouvez-les vous-même en ligne, et vérifiez que les personnes citées comme référentes travaillent toujours dans l'agence et sur votre secteur.
Quelle différence entre RP et contenu sponsorisé ?
Les relations presse visent une couverture éditoriale décidée par la rédaction. Un contenu sponsorisé est un espace acheté, qui doit être identifié comme communication commerciale.