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· 3 min de lecture

Achat média sur ChatGPT : les garanties à exiger de votre agence

LSA publie un mode d'emploi pour acheter de la publicité sur ChatGPT. Au-delà de la mécanique d'achat, ce qui protège durablement une entreprise tient à cinq points contractuels : qui détient le compte, qui voit les données, comment est facturée la gestion, et selon quel reporting.

Le média LSA consacre un article au mode d'emploi de l'achat publicitaire sur ChatGPT. Nous ne reprendrons ici ni format, ni tarif, ni condition d'accès, faute de pouvoir les vérifier. En revanche, l'arrivée d'un canal d'achat nouveau pose toujours les mêmes questions opérationnelles à une entreprise qui délègue son média à une agence, et ces questions-là méritent d'être posées avant la signature.

Premier point : la propriété du compte publicitaire. C'est le sujet le plus important et le plus souvent négligé. Le compte doit être ouvert au nom de votre entreprise, avec un administrateur de votre côté, l'agence disposant d'un accès délégué. La configuration inverse, où l'agence achète depuis son propre compte et vous refacture, vous prive de l'historique, des données d'apprentissage et parfois du contrôle sur l'arrêt des dépenses. Sur un canal jeune où l'historique aura de la valeur, cette précaution vaut double.

Deuxième point : la traçabilité de la dépense. Vous devez pouvoir rapprocher, sans effort particulier, ce que facture l'agence et ce que facture la régie. Demandez que la facture distingue clairement le montant média du montant d'honoraires, et que vous puissiez accéder aux justificatifs de la plateforme. Une agence qui ne présente qu'un montant global mensuel rend impossible toute vérification, y compris de bonne foi.

Troisième point : le mode de rémunération. Un pourcentage du budget média est courant mais crée une incitation à dépenser plus ; un forfait de gestion est plus neutre mais doit être dimensionné au temps réellement passé. Aucune formule n'est intrinsèquement meilleure, l'essentiel est qu'elle soit explicite et que vous en compreniez les effets. Interrogez aussi l'agence sur d'éventuels accords avec des régies : la réponse à cette question fait partie d'une relation saine.

Quatrième point : les données. Qui a accès aux données de campagne et aux audiences constituées ? Que deviennent-elles en fin de contrat ? Vos fichiers de clients, si vous en transmettez, sont-ils utilisés uniquement pour votre compte ? Ces engagements doivent figurer dans le contrat, avec un volet conformité au RGPD documenté. Sur un canal nouveau, où les pratiques ne sont pas encore standardisées, l'exigence de clarté doit être plus forte, pas moins.

Cinquième point : le reporting. Exigez un format stable, avec les mêmes indicateurs d'un mois sur l'autre, la dépense réelle, le coût par résultat et une lecture comparée avec vos autres canaux. Un canal nouveau ne doit pas échapper à la règle sous prétexte d'immaturité des outils. Si la mesure est limitée, l'agence doit vous le dire explicitement et indiquer ce qui est estimé plutôt que constaté. Cette honnêteté méthodologique est un bon indicateur de sérieux.

Sur les compétences enfin, méfiez-vous des présentations d'expertise sur un canal qui vient d'ouvrir. Personne n'a d'années de recul. Ce que vous pouvez raisonnablement chercher, c'est une agence solide sur les fondamentaux de l'achat média, avec une pratique éprouvée du test structuré : hypothèse, protocole, budget plafonné, lecture des résultats, décision. Demandez à voir ce processus appliqué à un canal qu'elle a adopté par le passé ; c'est bien plus instructif qu'une promesse d'expertise sur celui-ci.

En pratique, un cadre contractuel léger suffit à couvrir l'essentiel : compte à votre nom, facturation séparée du média et des honoraires, accès aux données, reporting stable et clause de sortie avec restitution des accès sous un délai court. Une agence qui accepte ces cinq points sans discussion est probablement un partenaire fiable, quel que soit le canal concerné.

Questions fréquentes

Le compte publicitaire doit-il être au nom de l'entreprise ou de l'agence ?

Au nom de l'entreprise, avec un accès délégué à l'agence. Cela vous garantit l'historique, la maîtrise de l'arrêt des dépenses et la continuité en cas de changement de prestataire.

Comment rémunérer une agence sur l'achat média ?

Par un pourcentage du budget ou un forfait de gestion. Le choix importe moins que la transparence : la facture doit distinguer le montant média des honoraires, avec accès aux justificatifs de la plateforme.

Peut-on exiger de l'expertise sur un canal qui vient d'ouvrir ?

Non, et une agence qui la revendique doit interroger. Cherchez plutôt une méthode de test structurée, démontrée sur un canal adopté précédemment.

Sources

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