Aller au contenu
0 € Lancement : fiche annuaire gratuite pour les 500 premières agences, mise en avant dès 9 €/mois.

· 2 min de lecture

« Le choix du Qatar était une erreur » : ce qu'un aveu de la Fifa apprend aux entreprises sur leurs appels d'offres

Interrogé en 2022, l'ancien président de la Fifa Sepp Blatter a estimé, selon Le Figaro, que le choix du Qatar pour organiser la Coupe du monde était « une erreur ». Quand une décision de cette ampleur est désavouée a posteriori par celui qui l'a portée, c'est le processus de sélection lui-même qu'il faut interroger, et la leçon vaut pour tout appel d'offres d'entreprise.

Le Figaro rapporte les propos de Sepp Blatter, ancien président de la Fifa, pour qui l'attribution de la Coupe du monde 2022 au Qatar était « une erreur ». Sans juger le fond du dossier, cet aveu illustre un phénomène que connaissent toutes les organisations : une sélection peut aboutir à un choix regretté ensuite, même lorsque le processus semblait solide de l'extérieur.

La première leçon transposable au choix d'une agence ou d'un prestataire concerne les critères. Un choix regretté vient souvent de critères définis trop tard, trop flous, ou écartés au moment de décider. La bonne pratique consiste à établir une grille de critères pondérés avant de rencontrer le moindre candidat : compétences démontrées, références vérifiables, capacité à tenir la charge, solidité financière, compatibilité de fonctionnement.

Deuxième leçon : la traçabilité de la décision. Notez par écrit pourquoi chaque candidat a été retenu ou écarté, et par qui. Ce document protège l'entreprise dans le temps : il permet de comprendre plus tard ce qui a été sous-estimé, et il dissuade les décisions prises sur des affinités personnelles plutôt que sur des faits.

Troisième leçon : la collégialité. Une décision portée par une seule personne est fragile, car elle dépend de ses préférences et de ses angles morts. Associer plusieurs profils à la sélection, dont au moins un futur utilisateur du service, réduit fortement le risque d'un choix que personne n'assumera ensuite.

Quatrième leçon, la plus difficile : savoir reconnaître une erreur de choix. Beaucoup d'entreprises s'entêtent avec un prestataire inadapté parce qu'admettre l'erreur reviendrait à désavouer ceux qui ont décidé. Instaurer un bilan à échéance fixe, dont l'issue peut être la poursuite ou l'arrêt, dépersonnalise cette remise en question.

Enfin, prévoyez le scénario de sortie dès le contrat : conditions de résiliation, restitution des livrables et des accès, transition vers un successeur. Reconnaître une erreur ne coûte pas le même prix selon que la porte de sortie a été préparée ou non.

Un choix de prestataire n'est jamais garanti sans regret. Mais un processus rigoureux, tracé et collégial rend les erreurs plus rares, plus vite détectées et beaucoup moins coûteuses à corriger.

Questions fréquentes

Comment construire une grille de sélection de prestataire ?

Listez 5 à 10 critères avant de rencontrer les candidats, pondérez-les selon vos priorités, puis notez chaque candidat sur les mêmes critères. Documentez les notes et la décision finale par écrit.

Que faire si l'on réalise avoir choisi le mauvais prestataire ?

Objectivez d'abord les manquements par rapport au contrat, demandez un plan correctif daté, et si rien ne change, activez les clauses de sortie prévues plutôt que de laisser la situation durer.

Qui doit participer au choix d'une agence dans l'entreprise ?

Idéalement un petit collège : le décideur budgétaire, la personne qui pilotera la prestation au quotidien et un utilisateur final. La collégialité limite les biais individuels.

Sources

← Toute la veille

0 € Fiche annuaire gratuite (500 premières agences), mise en avant 9 €/mois — en ligne sous 48 h.

Voir les offres