Aller au contenu
0 € Lancement : fiche annuaire gratuite pour les 500 premières agences, mise en avant dès 9 €/mois.

· 3 min de lecture

Contrat de naming : ce qu’un contrat de marque bien écrit apprend à vos contrats d’agence

Un contrat de naming se juge à la précision de son périmètre, de sa durée et des droits cédés. Les mêmes exigences s’appliquent, mot pour mot, à votre contrat d’agence de communication.

Le Monde du Droit a consacré un article aux contours du contrat dit de « naming », cette pratique par laquelle une marque associe son nom à un lieu, un événement ou une équipe. Nous n’avons accès qu’au titre de cette publication, mais l’angle retenu, celui des contours juridiques, est précisément celui qui manque le plus souvent aux contrats signés entre une entreprise et son agence de communication.

Ce que le naming met en lumière, c’est qu’un accord portant sur un nom n’est jamais un accord de principe. Il suppose de définir ce qui est concédé, sur quels supports, pour quelle durée, sur quel territoire, avec quelles obligations réciproques et quelles conséquences en cas d’arrêt. Transposez cette exigence à une prestation de création de nom de marque, de logo ou de charte graphique et vous obtenez la liste des questions que beaucoup d’entreprises oublient de poser.

La première est celle de la cession des droits. Une agence qui crée un nom, un logo ou un slogan détient des droits d’auteur sur ses créations. Sans clause de cession écrite, précisant les droits transférés, les supports, la durée et le territoire, vous ne détenez qu’un droit d’usage implicite dont l’étendue prêtera à discussion le jour où vous voudrez décliner l’identité sur un nouveau marché ou la revendre avec votre fonds de commerce.

La deuxième est celle de la disponibilité. Un nom séduisant qui reproduit une marque déjà déposée dans votre classe de produits est un risque, pas un actif. Le contrat doit préciser qui réalise la recherche d’antériorité, jusqu’à quel niveau de profondeur, et qui supporte la conséquence d’un conflit ultérieur. L’INPI met à disposition des ressources publiques sur le dépôt et la protection des marques : c’est le point de départ naturel pour cadrer cette étape.

La troisième est celle des livrables et des fichiers sources. Recevoir un logo en image aplatie n’est pas recevoir une identité visuelle. Le contrat doit lister les formats livrés, les fichiers vectoriels, les déclinaisons, les polices de caractères et surtout le statut des licences de ces polices, qui appartiennent à des tiers et se transfèrent rarement automatiquement.

La quatrième est celle de la durée et de la sortie. Un contrat de naming s’arrête un jour, et les parties doivent avoir prévu ce qui se passe alors. Un contrat d’agence aussi. Que devient l’accès aux comptes, aux gabarits, aux maquettes en cours, aux campagnes déjà en diffusion. Qui accompagne la transition et pendant combien de temps. Ces clauses coûtent peu à négocier au départ et beaucoup à obtenir après une rupture.

La cinquième est celle de la responsabilité en cas de litige. Si un tiers conteste votre nouvelle marque, qui prend en charge la défense, à quelle hauteur, et l’agence garantit-elle son travail. Une clause de garantie mesurée, plafonnée mais réelle, vaut mieux qu’un silence contractuel qui laisse chacun libre d’interpréter la situation à son avantage.

La leçon à retenir de cette actualité juridique tient en une phrase : la valeur d’un contrat ne se mesure pas à sa longueur mais à la précision avec laquelle il décrit le périmètre, la durée, les droits et la sortie. Si votre contrat d’agence tient sur un devis d’une page, il vous reste du travail avant la prochaine signature.

Questions fréquentes

L’agence qui crée mon logo m’en cède-t-elle automatiquement les droits ?

Non. En l’absence de clause de cession écrite précisant les droits, supports, durée et territoire, vous ne disposez pas d’une cession pleine et entière des droits d’auteur.

Qui doit vérifier la disponibilité d’un nom de marque ?

Le contrat doit le dire explicitement : agence, conseil en propriété industrielle ou entreprise. À défaut, la responsabilité en cas de conflit reste incertaine.

Quels livrables réclamer à la fin d’une mission d’identité visuelle ?

Les fichiers sources vectoriels, les déclinaisons, la charte d’usage et l’état des licences de polices, qui appartiennent à des tiers et ne se transfèrent pas d’office.

Sources

← Toute la veille

0 € Fiche annuaire gratuite (500 premières agences), mise en avant 9 €/mois — en ligne sous 48 h.

Voir les offres