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· 2 min de lecture

Erreurs assumées autour du camp des Lions : l'art du retour d'expérience appliqué aux prestataires

La RTS rapporte qu'Abdoulaye Fall assume des erreurs concernant le camp de base des Lions, tout en pointant un choix du sélectionneur. Cette séquence illustre un exercice que les entreprises pratiquent trop peu après une prestation décevante : le retour d'expérience honnête, qui distingue les responsabilités sans chercher un coupable unique.

Selon la Radio Télévision Sénégalaise, Abdoulaye Fall a publiquement assumé des erreurs liées au camp de base des Lions, tout en soulignant qu'un choix relevait du sélectionneur. Au-delà du contexte sportif, on retrouve la mécanique classique de tout projet qui déçoit : plusieurs décisions imbriquées, plusieurs décideurs, et la tentation de tout attribuer à un seul.

Quand une collaboration avec une agence tourne mal, la réalité est rarement unilatérale. Un brief flou côté client, un cadrage insuffisant côté agence, des validations tardives, un budget sous-dimensionné : l'échec est presque toujours une chaîne de décisions. Le retour d'expérience sert à reconstituer cette chaîne, pas à désigner un fautif.

Première pratique : documenter les décisions au fil de l'eau. Qui a choisi quoi, quand, sur la base de quelles informations ? Un simple relevé de décisions par e-mail après chaque réunion permet, des mois plus tard, de comprendre ce qui s'est joué au lieu de reconstruire de mémoire.

Deuxième pratique : séparer les rôles dès le départ. Comme dans le cas rapporté, où la logistique et les choix sportifs relèvent d'acteurs différents, un projet avec une agence doit distinguer qui décide du budget, qui valide les livrables, qui tranche en cas de désaccord. Sans cette clarté, chacun pourra ensuite renvoyer la responsabilité à l'autre.

Troisième pratique : organiser un bilan formel en fin de mission, même quand tout s'est bien passé. Trente minutes suffisent : ce qui a fonctionné, ce qui a coincé, ce qu'on referait différemment. Ce bilan alimente vos critères pour le choix du prestataire suivant.

Quatrième pratique : assumer sa part sans complaisance. Reconnaître qu'un brief était incomplet ou qu'une validation a traîné n'exonère pas l'agence de ses manquements, mais rend la discussion possible, y compris pour négocier un geste commercial ou une reprise des livrables.

En résumé, la valeur d'un retour d'expérience tient à son honnêteté : distinguer les décisions, assumer les siennes, et transformer chaque déception en critères de sélection plus solides pour la fois suivante.

Questions fréquentes

Comment mener un retour d'expérience après une prestation décevante ?

Réunissez les parties, reconstituez la chronologie des décisions à partir des écrits, identifiez les causes sans chercher un coupable unique, et formalisez deux ou trois enseignements concrets.

Qui est responsable quand un projet avec une agence échoue ?

La responsabilité est souvent partagée : brief, cadrage, exécution et validations. Le contrat et les écrits échangés permettent d'objectiver la part de chacun.

Faut-il faire un bilan même quand la mission s'est bien passée ?

Oui. Un bilan court permet de capitaliser sur ce qui a fonctionné et d'affiner vos critères pour les prochaines sélections de prestataires.

Sources

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