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· 2 min de lecture

Autoriser ou bloquer les robots d'IA : une décision à prendre avec votre agence, pas à lui déléguer

L'étude relayée par Leptidigital sur le comportement du robot d'OpenAI rappelle que ces visites sont bien réelles et mesurables. La question de les accepter ou de les limiter relève d'un choix stratégique de l'entreprise, que l'agence doit éclairer par des données et non trancher seule.

Quand un média spécialisé comme Leptidigital consacre un article à ce que fait réellement le robot d'OpenAI sur les sites, c'est le signe que le sujet est sorti du cercle des experts. Pour les dirigeants de PME, la question devient : qui décide chez nous de la façon dont ces robots sont traités, et sur quelle base ?

Le premier critère est la nature de vos contenus. Un site vitrine qui cherche à être trouvé a intérêt à ce que ses informations essentielles soient accessibles aux robots, y compris ceux des assistants génératifs. Un éditeur de contenus payants, un cabinet qui publie des analyses à forte valeur ou une entreprise soumise à des contraintes de confidentialité peut préférer restreindre l'accès.

Le deuxième critère est la charge technique. Les robots consomment des ressources serveur. Votre prestataire d'hébergement ou votre agence technique doit pouvoir vous dire, chiffres à l'appui tirés de vos propres logs, quelle part du trafic ils représentent et si cela pose problème. Sans cette mesure, toute décision reste une opinion.

Le troisième critère est la cohérence avec votre stratégie de visibilité. Si vous payez une agence pour améliorer votre présence dans les moteurs, y compris génératifs, bloquer les robots correspondants serait contradictoire. Inversement, si votre différenciation repose sur l'exclusivité de vos contenus, l'ouverture totale mérite réflexion.

Demandez à votre agence une note de recommandation écrite, avec les options possibles : ouverture, blocage sélectif par robot ou par répertoire, limitation de fréquence. Chaque option doit être accompagnée de ses effets attendus et de sa réversibilité. Refusez les modifications de robots.txt ou de pare-feu faites sans validation de votre part.

Sur le plan contractuel, inscrivez que la politique d'accès des robots est une décision du client, documentée dans un document partagé, et que toute modification fait l'objet d'une demande écrite. Prévoyez également un point de revue périodique, car les acteurs et leurs robots changent régulièrement.

Enfin, si votre agence n'a pas d'avis ou ne sait pas mesurer le phénomène, ce n'est pas nécessairement disqualifiant, mais cela indique une limite de son périmètre. Vous pouvez alors solliciter un avis technique ponctuel auprès d'un autre prestataire, en veillant à ce que les deux se coordonnent.

Questions fréquentes

Qui doit décider du blocage ou non des robots d'IA ?

L'entreprise, sur recommandation documentée de son prestataire. C'est un choix stratégique qui touche à la visibilité et à la protection des contenus.

Peut-on bloquer certains robots et pas d'autres ?

Oui, le blocage sélectif par robot ou par section du site est une option courante. Il doit être documenté et réversible.

Comment savoir si les robots pèsent sur mon serveur ?

Par l'analyse des logs serveur, que votre hébergeur ou votre agence technique doit pouvoir vous fournir.

Sources

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